Le Nano très innovant de Packinov

L’entreprise de Béligneux vient de remporter un trophée de l’innovation pour une remplisseuse de pots révolutionnaire.

 

Jean-Philippe Varenne ne regrette vraiment pas d’avoir pris la route de Rennes où il a participé du 8 au 10 mars au Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire. Le président de Packinov est revenu avec un trophée de l’innovation pour son Nano, une petite machine plutôt révolutionnaire dans sa catégorie des « Emballages & conditionnements ».

Cette entreprise installée à l’entrée de la zone industrielle des 2 B, à Béligneux, il l’a reprise en janvier 2011. L’ancien propriétaire voulait prendre sa retraite et Jean-Philippe Varenne, après quinze ans passés chez les équipementiers automobiles, dans la recherche et développement et l’industrialisation, souhaitait reprendre une entreprise pour se mettre à son compte.

En 5 ans, Packinov est passé de 9 à 19 salariés

En 2011, Packinov comptait neuf salariés, cinq ans plus tard ils sont dix-neuf, pour un chiffre d’affaires de 3,2 millions d’euros : « Une bonne croissance », constate sobrement son patron. « On travaille principalement pour l’agroalimentaire, à 75 %. Le reste, c’est la cosmétique pharma et l’industrie chimique ».

Le créneau de cette PME, la conception et la fabrication de machines de conditionnement avec comme clients autant des artisans que des grands groupes comme Bel, Lesieur ou Saint-Hubert : depuis le bureau d’études jusqu’à l’installation en passant par la programmation ou le service après-vente, Packinov veut développer une très grande proximité avec ses clients en les accompagnant tout au long de leur projet.

L’entreprise propose des équipements autonomes et des lignes automatiques pour conditionner des produits liquides, pâteux ou solides, dans des contenants préformés rigides comme les bouteilles, les seaux, les pots en verre, en carton ou en métal.

Jusqu’à 10 000 pots par heure

« Nos machines vont approvisionner en automatique les contenants, elles vont doser en une couche ou en multicouches comme certains yaourts, sceller le pot avec un opercule, fermer avec un bouchon à visser, enfoncer, clipser, avant le marquage, l’étiquetage et la vérification. Avec en outre une grande variété de débits, de 1 000 pots à 10 000 pots par heure. Pour les gros industriels, on peut proposer des lignes complètes, jusqu’à quinze mètres de long, et pour la cosmétique pharma, des machines spéciales par rapport à nos savoirs, c’est-à-dire le dosage, le thermo-scellage et le conditionnement », conclut Jean-Philippe Varenne.

Patrice Gagnant

LE PROGRES – 29/03/2016